Frequently asked questions
 
1. Qu'est-ce que Bordetella bronchiseptica féline (FeBb) ?
2. B. bronchiseptica est-elle responsable de maladies chez d'autres espèces ?
3. Bordetella bronchiseptica peut-elle provoquer elle-même une maladie des voies respiratoires supérieures (URTD) chez le chat ?
4. Quels sont les signes cliniques associés à l'infection par B. bronchiseptica ?
5. Les chats infectés présentent-ils rapidement des signes cliniques ?
6. Les signes cliniques de l'infection par B. bronchiseptica ressemblent-ils à ceux des autres pathogènes respiratoires des félins ?
7. Comment l'infection à B. bronchiseptica est-elle diagnostiquée ?
8. Quelle est la probabilité que les chats soient exposés à B. bronchiseptica ?
9. Rencontre t-on fréquemment B. bronchiseptica par rapport aux autres pathogènes respiratoires des félins ?
10. Quels facteurs prédisposent à la maladie ?
11. Les chats individuels peuvent-ils être porteurs ?
12. La bactérie peut-elle se transmettre du chien au chat et vice versa ?
13. La maladie est-elle saisonnière ?
14. Y a-t-il des prédispositions de race ou de sexe pour B. bronchiseptica ?
15. Quel est le traitement recommandé en cas d'infection à B. bronchiseptica chez le chat ?
16. Comment prévenir la maladie ?
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Qu'est-ce que Bordetella bronchiseptica féline (FeBb) ?
Bordetella bronchiseptica féline ou FeBb est une bactérie, désormais  connue pour être un agent pathogène respiratoire primaire chez le chat. Dans tous les cas de maladie des voies respiratoires supérieures des chats (URTD), il convient de déterminer si Bordetella bronchiseptica est un agent pathogène primaire potentiel, ou un pathogène contribuant à la maladie.
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B. bronchiseptica est-elle responsable de maladies chez d'autres espèces ?
B. bronchiseptica est responsable de maladies respiratoires chez plusieurs espèces, dont le chien, chez qui elle provoque une trachéo-bronchite (toux de chenil), et le porc, où elle participe à la rhinite atrophique.
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Bordetella bronchiseptica peut-elle provoquer elle-même une maladie des voies respiratoires supérieures (URTD) chez le chat ?
Oui. Les études ont montré que B. bronchiseptica peut provoquer des signes cliniques de maladie des voies respiratoires supérieures (URTD) chez des chats, qui ne présentent aucun des autres pathogènes respiratoires connus. Dans certains cas, il est fortement probable que B. bronchiseptica provoque aussi une URTD en association avec d'autres pathogènes respiratoires, tels que les virus FHV et FCV.
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Quels sont les signes cliniques associés à l'infection par B. bronchiseptica ?
L'URTD associée à B. bronchiseptica est une pathologie complexe. Les signes cliniques observés avec d'autres agents susceptibles de provoquer l'URTD, y compris les virus FCV et FHV, sont similaires à ceux d'une infection à B. bronchiseptica. Des études chez le chat, pour lesquels B. bronchiseptica est le seul agent responsable de la maladie, ont montré que les signes cliniques comprennent :

  • hyperthermie
  • éternuements
  • écoulement nasal
  • lymphadénopathie sub-mandibulaire
  • toux
  • râles

Chez la plupart des chats, l’expression clinique est habituellement modérée, et les signes disparaissent normalement au bout de 10 jours environ. Cependant chez certains chats et notamment les jeunes, la maladie peut évoluer vers une broncho-pneumonie et peut menacer le pronostic vital.
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Les chats infectés présentent-ils rapidement des signes cliniques ?
Les études indiquent que les chats peuvent présenter des signes visibles d'infection dans les cinq jours suivant l'exposition. En moyenne, la durée des signes cliniques est de dix jours. Cependant, dans certains cas, et plus particulièrement chez les jeunes chatons, la maladie peut évoluer vers une bronchopneumonie menaçant plus fortement le pronostic vital. Certains chats peuvent devenir porteurs, et il a été démontré qu'ils excrètent la bactérie pendant au moins 19 semaines.
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Les signes cliniques de l'infection par B. bronchiseptica ressemblent-ils à ceux des autres pathogènes respiratoires des félins ?
Oui. Les signes cliniques sont très similaires et dans certains cas, une infection concomitante peut se produire.
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Comment l'infection à B. bronchiseptica est-elle diagnostiquée ?
L'infection à B. bronchiseptica est plus facilement diagnostiquée par l’analyse d’écouvillons oro-pharyngés, ou du prélèvements d'écoulement nasal. Les échantillons doivent être prélevés à l'aide d’écouvillons stériles, placés dans un milieu de transport au charbon, avant l'étalement sur plaque sur un milieu sélectif, tel que charbon-céphalexine. Cependant, les chats porteurs chroniques excrètent souvent relativement peu d'organismes bactériens, ce qui nécessite des mises en culture répétées d'écouvillons oropharyngés.
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Quelle est la probabilité que les chats soient exposés à B. bronchiseptica ?
Les études sérologiques indiquent une exposition courante de la population féline, approximativement un chat sur quatre étant exposé à la bactérie. Cependant, le risque d'exposition est considérablement plus important pour les chats qui se trouvent fréquemment en contact avec d'autres chats ou chiens. Huit chats sur dix sont sujet à infection, s'ils viennent de foyers comprenant plusieurs chats, de pensions pour chats, ou de refuges. De même, les chats qui sont logés dans des pensions ou participant à des expositions courent davantage de risques.
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Rencontre t-on fréquemment B. bronchiseptica par rapport aux autres pathogènes respiratoires des félins ?
Dans une étude britannique sur 740 chats qui ont subi une biopsie, B. bronchiseptica a été isolée chez 11% de tous les chats analysés par rapport à 26% pour le virus FCV et 5% pour le virus FHV. Dans les études américaines portant sur des épisodes d'URTD dans trois refuges pour chats, les taux d'isolement pour B. bronchiseptica étaient de 54% par rapport à 5% pour FHV et 26% pour FHV.
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Quels facteurs prédisposent à la maladie ?
B. bronchiseptica est répandue dans la population féline, mais les animaux porteurs n'ont généralement pas de symptômes. Des hôtes différents et des facteurs environnementaux divers, et plus particulièrement, les conditions  stressantes, peuvent entraîner une maladie opportuniste. En conséquence, la maladie est plus souvent observée chez des chats vivant en collectivité, mais elle peut aussi survenir chez les chats domestiques participant à des expositions félines, placés momentanément en pensions, vivant dans des maisons où il y a plusieurs chats, ou dans le même foyer qu'un chien. Pendant la mise bas, qui est un facteur de stress, les femelles peuvent transmettre B. bronchiseptica à leur descendance, rendant les chatons sensibles à une infection. Les chatons issus d'élevage et de refuges sont donc particulièrement à risque.
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Les chats individuels peuvent-ils être porteurs ?
Le portage de longue durée, asymptomatique, de B. bronchiseptica se rencontre couramment chez les chats. L'excrétion de la bactérie est susceptible d'être liée à divers facteurs, incluant le stress provoqué par le sevrage, un séjour en pension, les déplacements pour se rendre aux expositions félines, la surpopulation dans les refuges pour chats ou une mauvaise hygiène. Elle peut aussi être liée à une variation de phase des facteurs de virulence, observée chez le chien et le porc. L'importance des chats porteurs est confirmée dans les études expérimentales, où des chats guéris ont excrété l'organisme pendant au moins 19 semaines. En outre, l'organisme a été retrouvé post-partum chez des femelles cliniquement saines, séropositives, gardées dans des conditions protégées, ce qui suggère que le stress de la naissance peut induire sa diffusion.
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La bactérie peut-elle se transmettre du chien au chat et vice versa ?
Oui. Les données épidémiologiques indiquent que l'isolement de B. bronchiseptica chez le chat est souvent associée à la présence de chiens vivant dans le même foyer, ayant récemment présenté une pathologie des voies respiratoires. Une infection à B. bronchiseptica chez les chats a été décrite suite à des cas  déclarés de toux de chenil dans les mêmes maisons. Par ailleurs, les techniques moléculaires ont montré, dans un cas, que les isolats des deux espèces étaient identiques.
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La maladie est-elle saisonnière ?
En général, non. Le risque peut toutefois être accru pendant les périodes de vacances, en raison d'une augmentation de l'hébergement en pensions pour chats et du contact prolongé avec les autres chats. Les élevages, chatteries, refuges et pensions pour chats peuvent connaître des épisodes plus graves en hiver, compte tenu de la diminution de la ventilation, afin de mieux conserver la chaleur.
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Y a-t-il des prédispositions de race ou de sexe pour B. bronchiseptica ?
Il n'y a pas de prédispositions de race ou de sexe clairement démontrées. Certaines études indiquent que les chats à pedigree sont plus sensibles, mais ceci s'explique éventuellement par le fait que ces races sont plus susceptibles d'être issues d'élevage ou de participer régulièrement à des expositions félines.
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Quel est le traitement recommandé en cas d'infection à B. bronchiseptica chez le chat ?
L'infection à B. bronchiseptica peut être traitée par la tétracycline (10 mg/kg per os q8h), la doxycycline (10 mg/kg per os q24h) ou l'amoxicilline / acide clavulanique (62,5 mg / chat per os q12h). La résistance au trimétoprime et à l'ampicilline est répandue. Cette dernière mérite attention, étant donné que l'ampicilline est couramment utilisée pour traiter les infections URT chez le chat. Des rapports ont également été consacrés à l'émergence de plasmides résistants à la tétracycline dans les isolats de B. bronchiseptica collectés chez le chat.
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Comment prévenir la maladie ?
Jusqu'à présent les méthodes préventives se limitent à éviter le stress et à prendre des mesures d'hygiène dans les chatteries. Dépister puis isoler les chats infectés chroniques des chatteries à problème peut être également utile pour prévenir de futurs  épisodes de trachéite infectieuse et éviter de contaminer les chats et les chiens qui seraient amenés à séjourner transitoirement dans ces pensions.
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